Dakar 2026 : Luciano Benavides remporte le Dakar

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Le Dakar 2026 c'est dans un mois, et cette 48ᵉ édition, programmée du 3 au 17 janvier, promet une aventure particulièrement intense pour les pilotes motos. Avec près de 8 000 kilomètres de parcours dont 5 000 kilomètres de spéciale, le rallye-raid s’annonce fidèle à sa réputation : dur, exigeant et imprévisible. L’épreuve fera une nouvelle fois office de manche d’ouverture du Championnat du Monde FIM de Rallye-Raid (W2RC) et réunira les meilleurs spécialistes de la discipline pour un défi mêlant navigation, endurance et résistance mécanique. Avant de découvrir le tracé 2026, un petit rappel s’impose : qu’est devenu le Dakar aujourd’hui, et pourquoi l’Arabie Saoudite est-elle devenue son terrain de jeu idéal ? Qui succèdera à Daniel Sanders ? 

DAKAR 2026 : les résultats des étapes

Étape 13 – Yanbu > Yanbu : Brabec trébuche à 7 km du but, Benavides entre dans l’histoire
Le Dakar 2026 s’est conclu sur un scénario totalement fou, digne des plus grands drames sportifs, avec un retournement de situation aussi brutal qu’inattendu. Solidement installé en tête avec 3’43’’ d’avance au départ de cette ultime boucle autour de Yanbu, Ricky Brabec semblait avoir course gagnée… jusqu’à cette erreur de navigation fatale, commise à moins de sept kilomètres de l’arrivée. Une boulette minuscule sur le papier, gigantesque dans ses conséquences : Luciano Benavides surgit, profite de l’ouverture et renverse le classement général pour… 2 secondes seulement, le plus faible écart jamais enregistré à l’arrivée d’un Dakar moto. Dans le clan Red Bull KTM Factory Racing, c’est l’explosion de joie ; côté Monster Energy Honda HRC, Brabec encaisse avec dignité une défaite cruelle, voyant s’envoler un triplé qui lui tendait les bras. Pour Benavides, c’est l’aboutissement d’une trajectoire patiente et intelligente : il remporte la première victoire de sa carrière sur le Dakar, rejoint son frère Kevin au palmarès (vainqueur en 2021 et 2023) et s’impose comme l’un des grands noms de la discipline. Une conclusion irrespirable, décidée dans les derniers kilomètres, qui rappelle que sur le Dakar, rien — absolument rien — n’est jamais joué avant la ligne finale. Coté français, Adrien Van Beveren termine 6ème après un rallye compliqué notamment en première semaine. La belle performance provient de la catégorie Malle Moto (Original by Motul) ou Benjamin Melot, malheureux l'année passée, remporte le classement en terminant 18ème du scratch.

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Étape 12 – Al Henakiyah > Yanbu : pari gagnant pour Brabec, Benavides dos au mur
Le plan était clair… et il a parfaitement fonctionné. En cédant volontairement la tête du général la veille, Ricky Brabec s’est offert la meilleure arme possible : partir six minutes derrière Luciano Benavides, avec seulement 23 secondes à combler. Une situation idéale pour un pilote de son calibre, capable d’exploiter les traces, de lire le terrain à haute vitesse et de frapper au bon moment. Résultat sans appel : l’Américain s’impose sur cette étape 12, décroche sa 13ᵉ victoire de spéciale au Dakar (la deuxième sur cette édition) et renverse totalement la hiérarchie. Les 23 secondes de retard sont effacées sans sourciller, et Brabec se constitue même une avance confortable de 3’43’’ au classement général à la veille de la dernière étape. Face à lui, Luciano Benavides limite la casse mais se retrouve désormais dans une position délicate : renverser la situation sur une dernière boucle de seulement 105 km autour de Yanbu, avec en plus des bonifications promises à l’ouvreur. Le scénario d’un retour reste mathématiquement possible — son frère Kevin l’avait fait en 2023 — mais le contexte est nettement moins favorable. Derrière ce duel de titans, Skyler Howes et Adrien Van Beveren ont rapidement laissé filer les débats de tête après avoir ouvert la piste, assurant sans forcer leurs positions respectives au général. En Rally2 enfin, Toni Mulec confirme sa prise de pouvoir et accentue encore son avance sur Preston Campbell, consolidant une dynamique qui pourrait bien l’emmener jusqu’au bout.

Étape 11 – Bisha > Al Henakiyah : Howes enfin couronné, Brabec sort les jetons, Benavides reprend la tête… et Sanders repart avec la clavicule en vrac
Étape rapide, hyper “piégeuse” avec ses croisements et ses changements de cap, où il fallait avoir les yeux partout et pas juste la poignée dans l’angle. Et sur ce terrain-là, Skyler Howes a sorti le run parfait : propre, incisif, sans se mettre à la faute… et surtout sa première victoire d’étape sur le Dakar, enfin, à sa 8e participation. Il devance Edgar Canet (2e à 1’15’’) et laisse Adrien Van Beveren juste derrière, encore une fois très solide malgré son rôle d’ouvreur par moments et les bonifs qui ont maintenu le suspense jusqu’au bout. Au-delà de la win “symbolique”, Howes confirme aussi qu’il a le rythme pour finir très haut, même si le podium final reste compliqué. Mais le vrai scénario du jour, c’est le général : Ricky Brabec a joué au poker. Honda met en place une stratégie collective (VBA attend, partage les “bonifs”, travail d’équipe), puis Brabec pousse le curseur encore plus loin en fin de spéciale : il lève le pied volontairement pour éviter d’ouvrir demain et se placer idéalement dans la roue de Luciano Benavides. Résultat immédiat : Benavides récupère le leadership pour 23 secondes… sauf que c’est un fauteuil qui brûle, parce que l’étape suivante s’annonce décisive et Brabec partira six minutes derrière en mode chasseur, avec une Honda capable de tout retourner si la navigation ou le rythme basculent. Et au milieu de ce jeu d’échecs, il y a l’image forte de l’étape : Daniel Sanders, diminué depuis sa chute de la veille, repart malgré la clavicule (et le sternum) touchés. Pas de folie, pas de panache au chrono (13e), mais une gestion “survie” assumée : limiter la casse, encaisser, et surtout continuer à avancer. Le champion du monde 2025 n’est plus dans le plan “doublé tranquille”, mais il reste dans le Dakar… et parfois, finir, c’est déjà une victoire.

Étape 10 – Bivouac marathon > Bisha : Van Beveren s’offre le grand jour, Sanders tombe, Theric stoppé net
On attendait une étape charnière, on a eu un vrai coup de tonnerre. Daniel Sanders, jusque-là en mode métronome et leader avec plus de 6 minutes d’avance, a vu son Dakar basculer au km 138 : chute dans une dune, épaule gauche touchée, et un “Chucky” qui finit en serrant les dents… mais en lâchant près d’une demi-heure. Résultat brutal : le tenant du titre sort du podium et se retrouve relégué loin au général, avec une fin de rallye qui ressemble désormais plus à une mission “survivre et rallier Yanbu” qu’à un doublé annoncé. Dans ce chaos, Adrien Van Beveren a sorti la spéciale qu’on attendait. À l’aise dans ce sable blanc mou et piégeux, le Français a été le plus propre, le plus efficace, et il va chercher une victoire qui a une saveur particulière : première victoire française moto de cette édition, et un succès qui tombe le jour où le bivouac rend hommage à Thierry Sabine. Une 7e victoire d’étape sur le Dakar pour VBA, et une vraie bouffée d’air au classement général, où il remonte encore et se replace avec une dynamique enfin positive. Derrière, la bataille pour le général se resserre façon corde de guitare : Ricky Brabec récupère du temps pour s’être arrêté sur la chute de Sanders et prend la tête du Dakar avec 56 secondes d’avance sur Luciano Benavides. L’Argentin, lui, reste totalement dans le match et aurait même pu rêver d’un énorme coup, mais il se retrouve à devoir aller chercher Brabec à la régulière, avec une fin de course tendue où chaque choix de trace peut valoir un Touareg. Et puis, gros coup dur aussi côté Rally2 : Neels Theric, jusque-là l’un des hommes forts de la catégorie (et une vraie belle histoire de remontée), a dû s’arrêter sur problème moteur. Fin d’étape pour lui aujourd’hui — et ça pique, parce qu’il avait clairement le rythme pour continuer à gratter et à marquer cette édition de son empreinte.

Étape 9 – Wadi ad-Dawasir > Bivouac marathon : Schareina frappe fort, Sanders contrôle, Theric impressionne encore Première manche de l’étape marathon-refuge et, comme souvent dans ce format sans assistance, la navigation a redistribué les cartes. Dans un début de spéciale piégeux, Tosha Schareina a été le plus lucide en choisissant le bon canyon là où plusieurs favoris se sont égarés. L’Espagnol en a ensuite profité pour dérouler sur la fin du parcours et signer une victoire nette, avec plus de six minutes d’avance sur Daniel Sanders et Ricky Brabec. Un succès qui lui permet de rester dans le jeu au général, même si les dix minutes de pénalité concédées plus tôt continuent de peser lourd : sans elles, le duel attendu avec Sanders serait aujourd’hui une réalité, ou presque puisque Sanders a également eu 6min de pénalité. Derrière cette victoire d’étape, c’est pourtant le pilote KTM qui sort grand gagnant de la journée. Sans faire de bruit, l’Australien a une nouvelle fois livré une copie quasi parfaite : pas d’erreur majeure, une gestion propre de la navigation et du rythme, et surtout une lecture intelligente des pièges du jour. Résultat, il profite des hésitations communes de Luciano Benavides et reprend la tête du classement général avec 6’24’’ d’avance sur Ricky Brabec. Une marge encore relative avant la deuxième partie du marathon, mais qui confirme un Dakar mené avec sang-froid, méthode et maturité, étape après étape. La journée est en revanche plus compliquée pour Luciano Benavides, dont le séjour au sommet aura été bref. Piégé dès le début de la spéciale, l’Argentin perd gros au général, même s’il reste solidement accroché au podium provisoire. Rien n’est terminé, mais dans un marathon où chaque erreur coûte cher, la moindre hésitation se paie cash. Brabec, lui, reste en embuscade dans un rôle de chasseur qui lui va parfaitement, avec une deuxième journée de marathon encore pleine de dunes et d’incertitudes. Enfin, difficile de ne pas tirer un coup de chapeau à Neels Theric. Le Français poursuit une remontée aussi discrète qu’impressionnante. Encore solide en Rally2, il confirme son rythme et sa régularité, s’installe dans le top 25 du général et continue d’empiler les performances de référence pour Kove. Trois victoires de catégorie, une constance remarquable et une vraie leçon de résilience : dans ce Dakar 2026, Theric incarne parfaitement l’esprit marathon, celui qui récompense la ténacité autant que la vitesse.

Étape 8 – Wadi ad-Dawasir > Wadi ad-Dawasir : Benavides en mode patron, le général bascule, Theric confirme
S’il y avait une étape pour faire basculer le Dakar 2026, c’était bien celle-ci. La plus longue spéciale de la quinzaine (483 km), exigeante sur tous les tableaux, et surtout ouverte de bout en bout par Luciano Benavides. Un exercice que peu de pilotes maîtrisent vraiment… et que l’Argentin a transformé en démonstration. Navigation propre, rythme constant, zéro erreur : Benavides remporte l’étape, empoche l’intégralité des bonifications (7’28’’) et renverse le classement général pour prendre les commandes du Dakar avec 10 secondes d’avance sur Daniel Sanders. Outsider au départ, il change clairement de statut après cette journée XXL. Derrière, Sanders ne craque pas. Deuxième de l’étape à 4’50’’, l’Australien limite parfaitement la casse et reste dans le match, à portée immédiate de son coéquipier. Même scénario pour Ricky Brabec, troisième du jour à un peu plus de cinq minutes, toujours solidement installé sur le podium provisoire du général. En revanche, Tosha Schareina marque le pas : quatrième de l’étape mais désormais repoussé à une vingtaine de minutes, l’Espagnol voit la victoire finale s’éloigner, même si le Dakar a rarement dit son dernier mot à mi-course. Côté français, l’étape est plus contrastée. Adrien Van Beveren, après son regain de forme de la veille, signe un top 5 solide mais sans éclat, dans une spéciale où ouvrir et naviguer juste faisait toute la différence. À l’inverse, Edgar Canet, encore en mode équipier de luxe chez KTM, a tenu un rythme très élevé et confirmé qu’il restait un acteur clé du jeu tactique dans la lutte KTM vs Honda. En Rally2, la dynamique continue de tourner autour de Neels Theric. Profitant des déboires de Michael Docherty en fin de spéciale, le Français s’impose pour la troisième fois de la semaine et confirme que sa Kove est désormais une vraie référence dans la catégorie. Au général, Preston Campbell reste leader, mais Toni Mulec continue son travail de sape et revient à moins de dix minutes. À ce stade de la course, une chose est sûre : entre RallyGP et Rally2, cette étape 8 marque un vrai point de bascule… et annonce une deuxième semaine sous très haute tension.

Étape 7 – Riyadh > Wadi ad-Dawasir : Benavides opportuniste, Van Beveren retrouve le mordant, Cox plie mais ne rompt pas
Reprise après la journée de repos… et direct, une spéciale longue de 459 km, plutôt roulante, où il fallait être propre, patient et lucide. Dans ce genre de configuration, Luciano Benavides a le nez creux : il prend l’option “attaque dès le départ”, gère son effort et claque une victoire maîtrisée en un peu plus de quatre heures, avec 4’47’’ d’avance sur Edgar Canet et 4’57’’ sur Adrien Van Beveren. Résultat : l’Argentin signe déjà sa 7e victoire d’étape sur le Dakar, et surtout il recolle au général… à 15 secondes seulement de Ricky Brabec. Quand on dit qu’il faut “saisir les occasions”, voilà l’exemple parfait. La bonne nouvelle du jour côté français, c’est clairement Adrien Van Beveren. Après les galères et les minutes qui piquent en première semaine, VBA sort sa meilleure spéciale depuis Yanbu. Ça remet de la confiance, ça remet du rythme, et ça prouve surtout qu’il est toujours capable de jouer devant quand la navigation est propre et que la moto respire. Pendant ce temps, Daniel Sanders continue son Dakar de métronome. Il termine 3e de l’étape, et surtout il gère sa position de leader avec une vraie logique de championnat : limiter les risques, éviter la faute bête… et garder la main. Derrière, ça ne se rapproche pas, au contraire : Brabec est à 4’25’’, sa position de départ du lendemain (plus reculée) peut lui offrir un coup tactique en mode “chasseur” — typiquement le genre de scénario où le Dakar se joue sur une lecture fine du terrain, pas juste sur la poignée dans l’angle. Et puis il y a le gros coup dur côté Sherco : Bradley Cox. Alors qu’il était encore le dernier espoir de la marque, le Sud-Africain se fait piéger par la mécanique avec une panne de pompe à eau à90km de l'arrivée. Il répare, il repart, il termine… mais il lâche près de deux heures et voit sa mission “top 5” s’évaporer d’un coup. À partir de là, l’objectif devient simple (et très Dakar) : ramener la Sherco à Yanbu, éviter le prochain coup de massue, et pourquoi pas aller chercher un “coup” sur une étape si une fenêtre s’ouvre. Bonus côté Rally2 : Michael Docherty continue de faire le show malgré son sort scellé au général. Il signe encore le meilleur temps de la catégorie (sa 5e victoire Rally2 de l’édition), preuve qu’en vitesse pure, il reste l’un des hommes forts du bivouac… même quand le classement final ne peut plus sourire.

Étape 6 – Ha’il > Riyadh : Sanders impérial… puis puni, Brabec récupère et le général se resserre
Dernière étape avant la journée de repos, et pas n’importe laquelle : la plus longue du Dakar 2026, avec 920 km au total et une spéciale 100% sable de 331 km. Sur le terrain, Daniel Sanders a livré une masterclass. Après avoir repris Luciano Benavides peu après la neutralisation, “Chucky” a ouvert dans les dunes et imposé un rythme infernal jusqu’à l’arrivée, creusant des écarts rarement vus depuis le départ. Sauf que… coup de théâtre au bivouac : Sanders annonce lui-même une probable pénalité pour excès de vitesse (limitation à 50 km/h non respectée), qui devrait lui coûter 6 minutes. Et là, tout bascule : l’étape lui échappe, Ricky Brabec récupère la victoire, et l’avance de Sanders au général fond pour ne plus être que d’environ 45 secondes. Le genre de journée où tu passes du statut “patron” à “sous pression” en une ligne de règlement.Derrière ce rebondissement, la hiérarchie se resserre et la course repart de plus belle : Brabec et Tosha Schareina restent au contact, tandis que Adrien Van Beveren signe une vraie journée solide dans le sable avec un 5e temps, de quoi se replacer et repartir à l’attaque après ses galères du marathon. Une bonne piqûre de rappel aussi : dans une étape 100% dunes, ce n’est pas seulement le gaz qui compte… mais la lucidité, la navigation et le respect des zones limitées, sinon l’addition tombe après l’arrivée. Côté Rally2, Michael Docherty signe son retour au premier plan sur son terrain de jeu favori (le sable), pendant que Neels Théric continue d’impressionner depuis ses deux victoires consécutives : même quand il ne gagne pas, il reste dans le match et confirme qu’il est devenu un vrai chasseur d’étapes. Bref : une Étape 6 spectaculaire, un classement relancé, et une journée de repos qui arrive pile au bon moment… avant que le Dakar ne reparte encore plus fort.

Étape 5 – (marathon-refuge) > Ha’il : pneus au bout du rouleau, Benavides s’impose et gros rebondissements
Grosse, très grosse journée sur cette 5ᵉ étape du Dakar 2026, avec un seul mot d’ordre : survivre avec ses pneumatiques. Après la nuit en refuge (sans assistance) et sous la tente, tout le monde repartait avec les mêmes pneus marqués de la veille… et on a vite compris que la spéciale allait faire mal. Au final, c’est Luciano Benavides qui tire le gros lot et décroche la victoire à Ha’il, devant Ignacio Cornejo (+3’51”) et Daniel Sanders (+5’50”). Un résultat énorme aussi pour Bradley Cox, 4ᵉ à seulement +7’22”, qui signe le meilleur résultat Sherco de la semaine et confirme qu’il est le dernier homme debout côté Sherco… et clairement pas là pour faire de la figuration. Derrière, c’est là que ça a vraiment secoué. Edgar Canet a vécu l’enfer : problème de mousse arrière, arrêt prolongé à plusieurs reprises, réparation de fortune… et au final le pilote espagnol n'est toujours pas arrivée à l'heure où l'on écrit ces lignes. Même punition pour Adrien Van Beveren, qui jouait les avant-postes avant qu’un fil de fer ne vienne se coincer dans sa roue : gros arrêt, et une arrivée à 32 minutes du vainqueur. Quant à Ross Branch, il lâche aussi du temps plus d'une heure et demi et voit ses ambitions freinées sur une étape où la gestion et la mécanique ont compté autant que le gaz. Côté Rally2, énorme focus sur Neels Théric : après son succès historique la veille, le Français double la mise et offre à Kove une deuxième victoire consécutive. Et le plus fou, c’est qu’il ne gagne pas “juste” sa catégorie : Théric claque un temps canon au scratch en terminant 7ᵉ, à quelques secondes seulement de pilotes RallyGP officiels. Une performance qui le remet au centre de toutes les discussions, surtout dans une étape où beaucoup ont subi… et où lui a transformé la gestion des pneus en arme.

Étape 4 – Alula > (marathon-refuge) : Schareina enchaîne, triplé Honda et leader… à égalité !
Début de la première étape marathon-refuge et, côté RallyGP, Honda a mis tout le monde d’accord. Au lendemain de sa victoire à Alula, Tosha Schareina double la mise et remporte l’Étape 4 au terme d’une spéciale ultra serrée, devant Ricky Brabec (+6”) et Skyler Howes (+10”). Résultat : premier triplé Honda sur ce Dakar 2026, avec en bonus Ross Branch tout près (4e à 16”) et Daniel Sanders qui limite la casse (5e à 2’37”). À l’heure de rejoindre le refuge sans assistance, c’est le genre de journée qui change l’ambiance dans un paddock. Au général, c’est encore plus fou : Schareina prend la tête du Dakar, mais… dans le même chrono que Brabec ! Les deux hommes affichent un temps identique, et l’Espagnol est leader grâce à son meilleur résultat sur l’étape (règlement oblige). Sanders glisse au 3e rang à 1’24”, tandis que les KTM restent en embuscade avec Edgar Canet 4e (+11’22”) et Luciano Benavides 5e (+13’09”). Autrement dit : on part sur un Dakar où tout peut basculer au moindre détail, surtout en mode marathon. En Rally2, énorme feuilleton aussi : le leader Michael Docherty abandonne l’étape sur roue cassée, et Martim Ventura perd plus d’une heure après une panne. Dans ce chaos, le Français Neels Théric sort la course parfaite et fonce vers un résultat historique : il s’offre la victoire d’étape en Rally2, ce qui est la première victoire de Kove au Dakar dans la catégorie. Attention à Sanders qui a parfaitement géré sa course aujourd'hui, pointé à plus de 4' il a mis un coup d'accélérateur sur la dernière partie pour revenir au contact, un moyen de garder ses pneus en bon état pour demain ? Réponse dans 24H ! Une étape 4 typique du Dakar : des secondes devant… et des minutes qui coûtent très cher derrière.

Étape 3 – Alula > AluLa : doublé Honda, Schareina frappe fort avant le marathon
La troisième étape du Dakar 2026, disputée en boucle autour d’AlULa avec 421 km de spéciale, a marqué un premier tournant dans la course. Après deux journées dominées par KTM, Tosha Schareina a remis Honda au centre du jeu en s’imposant avec autorité. L’Espagnol décroche la victoire devant son coéquipier Ricky Brabec (+2’17’’), signant le premier doublé Honda de cette édition. Parti à l’attaque sur un terrain exigeant mêlant navigation, canyons et plateaux ouverts, Schareina a parfaitement géré sa journée malgré une bonne chute qui aurait pu mettre fin à son Dakar. Derrière, Daniel Sanders limite les dégâts en terminant troisième (+3’28’’) après avoir ouvert une bonne partie de la spéciale. L’Australien conserve ainsi la tête du classement général pour la deuxième journée consécutive, mais voit revenir dangereusement les Honda, avec Brabec à seulement 1’07’’ et Schareina à 1’13’’. Journée plus compliquée en revanche pour Edgar Canet, vainqueur des deux premières étapes, qui a été rattrapé puis dépassé en piste et termine hors du podium du jour, rétrogradant au quatrième rang du général. En Rally2, Michael Docherty a signé une nouvelle démonstration en remportant sa troisième victoire en quatre jours, renforçant son statut de patron de la catégorie. Le Sud-Africain conforte son avance au général face à Martim Ventura, solide dauphin pour son premier Dakar. À l’inverse, la journée a tourné court pour Stefan Svitko, contraint à l’abandon après une chute, tandis que Neels Théric a de nouveau perdu du temps après une séance de mécanique alors qu'il était dans le bon wagon. À la veille de la première étape marathon-refuge, cette Étape 3 redistribue les cartes et installe clairement un duel KTM vs Honda au sommet du Dakar 2026.

Étape 2 – Yanbu > Alula : Canet encore, bonne opération pour Skyler Howes
La deuxième étape du Dakar 2026, disputée entre Yanbu et AlUla, a confirmé la mainmise des hommes forts du début de rallye et installé une hiérarchie de plus en plus lisible. Sur une spéciale plus longue et plus exigeante, Edgar Canet a de nouveau joué les premiers rôles, même s’il s’est rapidement fait reprendre par son coéquipier Daniel Sanders, parti trois minutes derrière lui. Les deux pilotes KTM ont ouvert l’intégralité de la spéciale, profitant pleinement du bonus d’ouvreur, ce qui leur permet de signer une nouvelle performance de référence sur cette deuxième journée. Derrière ce duo, Ricky Brabec reste solidement accroché au wagon de tête en terminant troisième de l’étape, maintenant la pression sur les KTM et confirmant que Honda sera bien de la bataille pour la victoire finale. Cette journée a également mis en lumière l’importance de la régularité et de la gestion des portions rapides : malgré un rythme offensif, Ross Branch et d’autres prétendants au podium ont concédé de précieuses secondes, tandis que des outsiders comme Tosha Schareina se positionnent juste derrière, prêts à profiter de la moindre ouverture. Après deux étapes, la tendance est claire : le duel KTM vs Honda est bel et bien lancé. Les écarts restent encore contenus, mais la dynamique est posée, et la moindre erreur pourrait rapidement faire basculer la course sur les prochaines spéciales saoudiennes.

Étape 1 – Yanbu > Yanbu : Canet réitère, Branch pénalisé et premiers écarts 
La première vraie étape du Dakar 2026 en moto a confirmé le début de course rêvé d’Edgar Canet, déjà victorieux du prologue. Sur les 305 km de spéciale autour de Yanbu, le jeune pilote KTM a signé sa première victoire d’étape en RallyGP en contrôlant parfaitement sa course et en conservant la tête du classement général. Il devance encore une fois son coéquipier Daniel Sanders (+1’02’’) et Ricky Brabec (+1’32’’), preuve qu’il faudra compter sur eux pour la victoire finale. L’Étape 1 a également été marquée par un fait marquant côté Botswanais : Ross Branch avait initialement signé un temps très compétitif mais a été pénalisé de six minutes pour excès de vitesse, le reléguant bien plus loin au classement et offrant de précieuses secondes à ses adversaires. Cette première journée met en lumière l’importance de la régularité et de la gestion des zones de vitesse, au-delà de la simple vitesse brute. Du côté des outsiders, plusieurs pilotes ont signé des temps prometteurs tout en limitant les erreurs, créant déjà de petits écarts qui pourraient peser dans la suite du rallye.

Prologue : Yanbu - 22km de spéciale et 73km de liaison 
Le prologue moto du Dakar 2026, disputé autour de Yanbu, a immédiatement donné le ton de cette 48ᵉ édition. Sur les 22 km chronométrés, Edgar Canet a créé la sensation en remportant sa toute première spéciale en RallyGP, devenant à seulement 20 ans le plus jeune vainqueur de l’histoire du Dakar à moto. Le pilote espagnol devance de quelques secondes le tenant du titre Daniel Sanders et Ricky Brabec, confirmant d’entrée que la bataille pour le général sera extrêmement serrée. Ross Branch place quant à lui Hero dans le top 5 et s’affirme déjà comme un sérieux outsider pour la suite du rallye. Côté faits marquants, la journée a tourné au cauchemar pour le Français Neels Théric, victime de lourds soucis électriques sur sa Kove. Contraint de pousser sa moto jusqu’à l’arrivée après une seconde panne, il termine dernier du prologue et voit ses ambitions en Rally2 sérieusement compromises dès l’ouverture. Dans cette catégorie justement, Michael Docherty s’est montré le plus rapide, tandis qu’Emanuel Gyenes s’est illustré en Original by Motul, confirmant son statut de référence. Un prologue court, mais déjà riche en enseignements pour la suite du Dakar 2026.

DAKAR 2026 : un monument du sport moto

Né en 1979 sous l’impulsion de Thierry Sabine, le Dakar s’est imposé comme la référence absolue du rallye-raid. Après ses années africaines légendaires puis sa décennie en Amérique du Sud, l’épreuve s’est installée en Arabie Saoudite depuis 2020, ouvrant une ère nouvelle faite d’immensité, de diversité de terrains et d’une logistique plus moderne. Le pays offre des pistes rapides, des massifs montagneux, des zones rocailleuses très cassantes et des dunes complexes qui rappellent l’esprit originel du rallye : se perdre, gérer son effort, préserver sa moto, et surtout naviguer dans un décor où chaque erreur peut coûter très cher. Depuis son arrivée au Moyen-Orient, le Dakar a retrouvé une dimension plus engagée, avec des étapes plus longues, une navigation plus piégeuse et une gestion mécanique redevenue un élément clé de la performance. 

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DAKAR 2026 : RallyGP, Rally2 et Dakar Future

Pour les motos, le Dakar 2026 s’organise autour de plusieurs catégories bien distinctes. La catégorie reine, le RallyGP, regroupe les pilotes professionnels et les équipes officielles : KTM, Honda, Husqvarna, GasGas, Hero ou encore Sherco. Ce sont eux qui jouent la victoire au général, avec des machines de 450 cm³ spécialement préparées, limitées en pneus et en vitesse pour contenir les risques. En parallèle, la catégorie Rally2 rassemble les pilotes privés, semi-professionnels ou débutants dans le rallye-raid. Elle est souvent la plus fournie et donne lieu à de belles batailles, car les profils sont très variés et les performances parfois proches de celles du RallyGP. C'est dans cette catégorie que l'on retrouve d'ailleurs les pilotes sans assistance qui se débrouillent avec le strict minimum qu'ils ont soigneusement préparé dans leur malle, un peu comme à l'origine du Dakar lorsqu'il était une aventure. Il existe un classement spécifique pour ces pilotes, le Original by Motul. Enfin, le Dakar ouvre également la voie aux nouvelles énergies : motos électriques en développement, prototypes à hydrogène, programmes expérimentaux… Ces machines ne jouent pas encore la gagne et n'ont pas de classement, mais elles participent pleinement à la transition technologique voulue par l’organisation et constituent un laboratoire à ciel ouvert. Si les autos ont déjà passé un cap, pour les motos c'est plus compliqué notamment à cause de l'autonomie mais cela pourrait changer dans les prochaines années avec le développement notamment de batterie ultra performante qui se recharge en très peu de temps via des superchargeurs.

DAKAR 2026 : qui pour succeder à Daniel Sanders ?

Les favoris du Dakar 2026 à moto se dégagent clairement à la lecture de la liste des engagés, avec un savant mélange de cadors du rallye-raid et de jeunes loups prêts à bousculer la hiérarchie. En tête d’affiche, l’Australien Daniel Sanders, vainqueur sortant, arrive avec le statut d’homme à battre après ses dernières saisons ultra solides en rallye-raid. Il devra composer avec l’armada américaine emmenée par Ricky Brabec et Skyler Howes, rejoints par le Chilien Ignacio “Nacho” Cornejo, tous capables de faire la différence sur les longues spéciales saoudiennes. Côté africain, le Botswanais Ross Branch, désormais référence du plateau, fait clairement partie des candidats au podium, tout comme le Français Adrien Van Beveren, dont la vitesse dans le sable et la rigueur en navigation collent parfaitement au profil de ce Dakar 2026. Le clan Sherco sera particulièrement surveillé avec l’Espagnol Lorenzo Santolino, régulier et expérimenté, et le Sud-Africain Bradley Cox, qui a déjà montré qu’il pouvait jouer aux avant-postes sur certaines étapes. Parmi la nouvelle génération, l’Espagnol Edgar Canet s’impose comme l’un des jeunes les plus excitants à suivre, capable de signer des gros chronos et de s’installer durablement dans le top Rally2. Sans oublier des clients comme Tosha Schareina, Mason Klein ou encore Martin Michek, qui ont tous les armes pour créer la surprise sur le général. Avec un tel plateau, le Dakar 2026 s’annonce comme une édition où la moindre erreur de navigation, de stratégie ou de gestion mécanique pourra faire basculer le classement du jour au lendemain.

DAKAR 2026 : le parcours

Le Dakar 2026 proposera un tracé en boucle aussi spectaculaire qu’exigeant, avec un départ fixé au 3 janvier à Yanbu, sur les rives de la mer Rouge, et une arrivée programmée au même endroit le 17 janvier, après environ 8 000 kilomètres, dont 5 000 km de secteurs chronométrés. L’épreuve, qui ouvrira une nouvelle fois la saison du Championnat du monde W2RC, s’appuiera sur une connaissance fine du territoire saoudien, que le rallye traverse pour la septième année consécutive. Comme l’a présenté David Castera lors du lancement des inscriptions à Les Comes, le parcours 2026 alternera zones rapides, massifs de sable, plateaux techniques et secteurs de navigation dense, tout en restant compact pour l’ensemble des familles du rallye : concurrents, assistance, médias et organisation. Le rallye passera par six bivouacs principaux, dont celui de Riyad, où sera observée la traditionnelle journée de repos à mi-parcours.

Grâce à quatre étapes en boucle, l’organisation parvient à simplifier la logistique tout en conservant l’intégralité de la difficulté sportive pour les pilotes motos.L’une des grandes spécificités de cette édition sera la mise en place de deux étapes “marathon-refuge”, une en première semaine et une autre en deuxième partie de course. Fidèles à l’esprit originel du Dakar, ces étapes imposent aux pilotes de se débrouiller sans assistance extérieure, avec un équipement volontairement réduit au strict minimum : duvet, tente et rations. Le concept se veut minimaliste et met en avant la capacité des pilotes à gérer leur stratégie, leur mécanique et leurs forces sans soutien d’équipe. Contrairement aux formats 48h chrono des éditions précédentes, la 2026 conserve un classement et des départs basés sur les résultats de la veille, pour éviter toute dérive stratégique visant à manipuler l’ordre de départ.

Autre élément majeur : le parcours dédoublé entre motos et véhicules FIA. Ce principe, testé avec succès sur les dernières éditions, sera reconduit sur quatre étapes, réparties en paires. Pour les motos, cela représente un gain net en sécurité, avec moins de dépassements compliqués face aux autos et camions, mais aussi une meilleure lisibilité du terrain et une diminution des situations à risque dans les zones poussiéreuses. Pour l’organisation, ce format prolonge la durée d’évolution en plein jour pour les voitures tout en récompensant davantage la navigation. Sportivement, ce découpage empêche aussi tout calcul hasardeux : même si un pilote tente de perdre stratégiquement du temps pour obtenir une meilleure position de départ, ce gain sera aussitôt annulé le lendemain. Une manière claire de mettre l’accent sur la performance pure, la régularité et l’esprit sport.



Samedi 3 janvier : PROLOGUE - Yanbu > Yanbu (25km de spéciale)
Dimanche 4 janvier : ETAPE 1 - Yanbu > Yanbu (304km de spéciale)
Lundi 5 janvier : ETAPE 2 - Yanbu > Alula (400km de spéciale)
Mardi 6 janvier : ETAPE 3 - Alula > Alula (421km de spéciale)
Mercredi 7 janvier : ETAPE 4 - Alula > Alula (Marathon 453km de spéciale)
Jeudi 8 janvier : ETAPE 5 - Alula > Hail (Marathon 356km de spéciale)
Vendredi 9 janvier : ETAPE 6 - Hail > Riyadh (336km de spéciale)
Samedi 10 janvier : REPOS
Dimanche 11 janvier : ETAPE 7 - Riyadh > Wadi Ad Dawasir (462km de spéciale)
Lundi 12 janvier : ETAPE 8 - Wadi Ad Dawasir > Wadi Ad Dawasir (470km de spéciale)
Mardi 13 janvier : ETAPE 9 - Wadi Ad Dawasir > Bisha (Marathon 425km de spéciale)
Mercredi 14 janvier : ETAPE 10 - Bisha  > Bisha (Marathon 418km de spéciale)
Jeudi 15 janvier : ETAPE 11 - Bisha > Al Henakiyah (347km de spéciale)
Vendredi 16 janvier : ETAPE 12 - Al Henakiyah > Yanbu (310km de spéciale)
Samedi 17 janvier : ETAPE 13 - Yanbu > Yanbu (99km de spéciale)

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